marie-michèle lucas

Bretagne, France

jardins endormis, enfouis et jardins d'aujourd'hui

Dessins (techniques mixtes) et annexes (photos et vidéos)


Il s’agit dans cette exposition de réunir des extraits d’attentions et d’investigations que j’ai eues sur les jardins depuis les années 2000.

Il y a d’abord la série des jardins endormis réalisée en 2002. Ces premiers dessins ont été puisés dans des souvenirs d’enfance d’un endroit disparu. Il s’agit de notre maison et de son petit jardin qui s’ouvrait sur une cour d’école. Ce lieu m’offrait des cachettes, des refuges, des explorations et une palette de sentiments variés et de rêveries qui me rendent parfois nostalgique. J’ai croisé cette quête de mémoire avec des croquis du jardin botanique de ma ville, lieu impressionnant que je fréquente beaucoup aujourd’hui encore, il conserve et préserve des essences végétales de littoraux du monde entier.

Plus tard, j’ai cherché comment trouver refuge pour du repos et de la rêverie sur une île du littoral de l’Atlantique Nord, balayée par les vents et les embruns. Cette île, Tariec m’a été racontée par un ami archéologue, elle porte un tertre funéraire, le petit menhir indicateur d’entrée en manifeste la présence. Elle m’a aussi été présentée par un géologue marin qui m’a expliqué les variations de niveau de la mer, l’île unifiée il y a un siècle devient désormais une parmi trois. 4 dessins au titre jardins enfouis sont nés de cette investigation, telles les 4 saisons.

Ils sont le témoignage de ces découvertes, ils disent la douceur et l’agressivité, la perplexité devant l’histoire des hommes et le devenir de la terre.

Pour construire, j’explore la géographie, physique, sociale, j’enquête et ensuite je mets en place les protocoles qui feront le ou les dessins. Depuis peu, je suis en résidence dans un collège qui possède une serre à partir de laquelle je questionne à nouveau ma relation aux jardins.


Cette fois ce sont les jardins partagés, les jardins de quartier qui portent mes investigations. Ces jardins d’aujourd’hui rentrent dans l’exposition de la Galerie d’art du Parc par un arrangement de fragments dessinés, d’images vidéo et de paroles cueillies.


« jardins endormis, enfouis et jardins d’aujourd’hui », l’exposition à la Galerie d’art du Parc témoigne des trois étapes de cette relation à un espace qui appartient parfois au rêve, à l’imaginaire, parfois à la survie, parfois à l’ennui, parfois encore à l’investigation scientifique. J’espère ainsi donner des nouvelles de nos relations variées et contradictoires à cet espace particulier qu’est le jardin.


marie-michèle lucas, artiste plasticienne vit à Brest en Finistère-France avec vents et marées depuis longtemps, suffisamment longtemps pour que le rivage marin ait pu façonner la pensée. Après des études d’arts en province puis à Paris, elle s’est engagée dans une carrière artistique en menant des activités de transmissions dans des structures diverses. Elle enseigne actuellement à l’école d’art de Brest et est régulièrement invitée à participer à des réflexions et constructions collectives (groupes de recherche universitaire, résidences artistiques). Elle a à son actif de nombreuses expositions et investigations artistiques.

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