méGAPphone 2022 - 5e édition

Chronique méGAPhone #1 - : Présentation des complices de l'été

« C’est en taillant la pierre que l’on découvre l’esprit de la matière, sa propre mesure » (Brancusi).

De gauche à droite, devant l’œuvre de Karen Tam : Laurence Thériault, Julie-Pier Lupien, Cloé Ricard, photo de Christiane Simoneau

Du 23 juin au 9 septembre 2022, dans sept lieux d’exposition, dont la GALERIE D’ART DU PARC de Trois-Rivières, se tiendra la 10e édition de la BIENNALE NATIONALE DE SCULPTURE CONTEMPORAINE ‘’Marche Démarche Manœuvre’’. Cette thématique est explorée par les 14 artistes participants provenant du Québec, du Canada, du Mexique. Pour cet été, la BNSC s’est penchée sur les manœuvres des artistes qui permettent d’imaginer le monde autrement comme revendiquer des possibles, renégocier nos conditions de vie et de redéfinir nos rapports. Ainsi, c’est avec fierté que la Galerie d’art du Parc accueille cinq de ces grands artistes choisis pour cet évènement, soit : CARLOS AMORALES (Mexico), GUILLAUME BRISSON-DARVEAU (Montréal), SHEENA HOSZKO (Montréal), EMILY JAN (Edmonton) ET KAREN TAM (Montréal).

Pour cette nouvelle saison de chroniques estivales ‘’méGAPhone’’, l’équipe de la Galerie d’art du Parc accueille JULIE-PIER LUPIEN et CLOÉ RICARD, tout juste graduées du Cégep de Trois-Rivières en arts visuels et qui commenceront leur BAC, l’une en arts et l’autre en administration des arts. Pour une deuxième année consécutive, LAURENCE THÉRIAULT qui est à sa deuxième année de BAC en arts, sera parmi l’équipe tout au long de l’été!

Julie-Pier Lupien


Chronique méGAPhone #2 - Introspection sur l’orientalisme américain

8 juillet 2022

Pour cette deuxième chronique, méGAPhone vous présente une artiste canadienne vivant présentement à Montréal : KAREN TAM. L’artiste, qui présente ses œuvres au rez-de-chaussée à la Galerie d’art du Parc, est reconnue pour ses travaux d’installations réalisés pour défier la perception occidentale des Chinois et des autres cultures. Née en 1977, elle recrée des représentations culturelles telles que des restaurants chinois, des salons de karaoké et des magasins de curiosité.

Karen Tam propose toutefois une autre représentation culturelle propre à l’asiaticité durant la 10e BIENNALE NATIONALE DE SCULPTURE CONTEMPORAINE soit un espace domestique privé. Le jardin et le petit salon de Mme Spring Fragrance s’inspire des autrices Edith Maude Eaton (dont le nom de plume était Sui Sin Far) et Winnifred Eaton (alias Onoto Watanna). Avec la mise en place d’un jardin, d’une bande sonore, de tissus, de sculptures et d’autres objets variés, l’installation permet une pleine immersion du spectateur dans le monde des deux écrivaines de l’époque où en tant que femmes racisées, cherche à se découvrir et à contester plusieurs facettes de l’orientalisme américain.

Diplômée de l’Université Concordia avec un baccalauréat en arts plastiques et un en musique, elle détient aussi un doctorat en études culturelles de Goldsmith (University of London) avec en plus une maîtrise de beaux-arts en sculpture de la Art Institute of Chicago. De surcroit, Karen Tam a participé a des résidences et exposé ses œuvres à travers le Canada, les États-Unis, l’Europe et la Chine. Elle est représentée par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal.

Si l’œuvre de Karen Tam vous intrigue, il est possible de venir la découvrir à la Galerie d’art du Parc jusqu’au 9 septembre 2022 ou sur son site personnel karentam.ca. Toute l’équipe vous attend avec grand plaisir durant la période estivale 2022!

Laurence Thériault

Détail de « Le jardin et le petit salon de Mme Spring Fragrance », œuvre installative 2021, Karen Tam,

Photo : Laurence Thériault


Chronique méGAPhone #3 - L’art en éclosion

14 juillet 2022

Dans le cadre de la troisième chronique, méGAPhone vous présente le travail de Guillaume Brisson-Darveau, un sculpteur québécois. Cet artiste détient une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval et poursuit actuellement ses études doctorales à l’UQAM.

Détail de l’œuvre « LES COCONS », Guillaume Brisson-Darveau

photo Cloé Ricard

Guillaume Brisson-Darveau utilise des logiciels 3D afin de pouvoir construire ses œuvres cartonnées. Ce processus permet de visualiser virtuellement à quoi ses créations pourraient ressembler dans un environnement donné, préalablement à la création des sculptures. L’œuvre a été créée en partenariat avec Innofibre, une compagnie trifluvienne de produits cellulosiques. Cet artiste travaille majoritairement avec des matériaux bruts, peu couteux et recyclés comme ceux produits par cette compagnie. Des insectes sont inclus dans le matériel utilisé, ce qui donne un air plus organique aux structures.

Pour son œuvre ‘LES COCONS, il continue sa pratique sculpturale en créant des œuvres qui s’inspirent de la science-fiction, des jeux vidéo et d’autres éléments de la culture populaire. En effet, il s'inspire principalement de la représentation de l’humain et du corps hybride dans ces médias. Habituellement, les œuvres de Guillaume Brisson-Darveau sont exposées à l’extérieur afin qu’elles se détériorent naturellement. Cet élément important de sa démarche artistique est représenté par les photos prises à l'extérieur présentes dans son œuvre. Ces dernières montrent l’artiste portant ses cocons comme vêtements, une suite à sa démarche artistique où il se photographie en portant ses sculptures.

L’œuvre qui comporte un aspect in situ s’intègre avec perfection dans les salles du bâtiment historique de la Galerie d’art du Parc. Si vous voulez découvrir plus sur cette œuvre de Guillaume Brisson-Darveau et sur sa démarche artistique, l’œuvre ‘LES COCONS sera exposée sur deux étages à la Galerie d’art du Parc jusqu’au 9 septembre. Pour plus d’information à propos de l’artiste et de la biennale, vous pouvez vous rendre sur le site www.bnsc.ca


Cloé Ricard


Chronique méGAPhone #4 - Carlos Amorales, Mexique

21 juillet 2022


Dans le cadre de la quatrième chronique, méGAPhone, je vous présente l’artiste CARLOS AMORALES. De nationalité mexicaine, il partit étudier l’art à Amsterdam, à l’école d’art Gerrit Rietveld Academy ainsi qu’à la Rijksakademie. Amorales est un artiste multidisciplinaire, il travaille la vidéo, l’animation, la performance, le dessin vectoriel, le son et l’installation. Il a fait plusieurs expositions solos dont une au Museo Universitario Arte contemporãneo au Mexique en 2018, et de nombreuses expositions collectives dont la Biennale de la Havane à Cuba en 2015. Sans compter qu’il est l’auteur de deux livres, The Factory : Carlos Amorales, écrit en 2019 et Carlos Amorales : Axioms for action, écrit en 2018.

CARLOS AMORALES a une démarche artistique remarquable. Il s’intéresse au langage et à l’ambiguïté de la communication à travers des systèmes cryptés ou sans code. Comme éléments sans code utilisés, on retrouve des symboles, des gestes ainsi que des sons. Il réalise ses œuvres à la limite de l’image et du signe à l’aide de diverses disciplines. Sa démarche est fondée sur plusieurs et différentes formes de transposition. Les instruments deviennent des personnages, des lettres se changent en formes et des histoires deviennent des formes d’actions non verbales.

Pour son œuvre LA VIE DANS LES PLIS, exposée à la Galerie d’art du Parc, dans le cadre de la 10e édition de la Biennale nationale de sculpture contemporaine 2022 ‘’MARCHE DÉMARCHE MANŒUVRE’’, CARLOS AMORALES a mis en œuvre un alphabet crypté ayant des formes singulières en porcelaine noire et produisant du son. À l’aide de cet alphabet, Amorales a créé des personnages qui font partie d’un film et d’une histoire engagée que vous pourrez venir décrypter vous-même jusqu’au 9 septembre prochain. Pour plus d’information sur la galerie et l’événement, visitez les sites www.galeriedartduparc.qc.ca et bnsc.ca


Julie-Pier Lupien

Détail de l’œuvre « La vie dans les plis », CARLOS AMORALES

photo Julie-Pier Lupien


Chronique méGAPhone #5 - Les yeux rivés sur la destruction environnementale

28 juillet 2022

Pour cette CINQUIÈME chronique, méGAPhone met en lumière EMILY JAN, artiste et auteure vivant et travaillant à Edmonton. D’origine sino-américaine, Jan a déjà exposé plusieurs fois au pays et à l’international. En tant qu’auteure, elle illustre et écrit trois livres. Ayant voyagé dans plus de 35 pays et vécu dans 4 de ceux-ci (États-Unis, Canada, Mexique et Afrique du Sud), l’artiste aborde principalement l’écologie, la mythologie apocalyptique et le caractère circulaire du temps comme thème dans ses œuvres. Voyageuse dans l’âme, elle explore la faune et la flore afin d’affiner son travail par l’exploration de ses environnements envahis par l’humain.


Détail de « Traces de pas/ footsteps – (kali yuga I )», œuvre installative, 2021, Emily Jan.

Photo Laurence Thériault

Emily Jan crée des cabinets de curiosités contemporains, des installations hyperréalistes de grande envergure composées d’objets recyclés ou trouvés dans la nature. Fait main et avec soin, l’artiste intègre des objets ou des détails qui évoquent le lointain et le fantastique. L’artiste fait voir aux spectateurs la problématique de notre développement sur l’environnement qui se transforme parfois négativement pour la survie des espèces.

L’installation présentée à la Galerie d’art du Parc dans le cadre de la BNSC 2022, TRACES DE PAS/ FOOTSTEPS – (KALI YUGA I), parle d’une chimère composée de créatures envahissantes telles que les maskinongés (une espèce de poisson indigène des Grands Lacs), les lamproies marines (espèces envahissantes non indigènes très destructrices), mais composé aussi dans une forme presque humanoïde. La créature, avec son allure très lente laisse derrière elle des petites apocalypses qui font référence par leurs couleurs à des algues bleu-vert toxiques que l’on retrouve dans certains cours d’eau déséquilibrés par les produits que les humains y déversent.

Le Kali Yuga (la chimère), fait référence à la mythologie hindoue. Celui-ci annonce l’âge de la noirceur, annonce la destruction du monde et l’éventuel recommencement d’un nouveau cycle de création.

EMILY JAN met en place un environnement en régression avec une évocation tout aussi triste par les quenouilles qui font allusion aux zones marécageuses autour des Grands Lacs qui sont malheureusement en voie de disparition. Les morceaux de bois de grève ainsi que les coquilles vides de moules indigènes que l’on retrouve dans son installation sont cueillis par l’artiste elle-même sur le bord de l’eau. Fait par Steves Bayes, les effets sonores nous transportent encore plus dans le vif du sujet.

Par le beau et l’étrange, l’artiste veut faire réfléchir sur l’époque à laquelle nous vivons et faire prendre conscience aux pas, aux traces que nous laissons dans notre sillage, nous autres être humain, sur le monde qui nous entoure.

L’installation d’Emily Jan sera à la Galerie d’art du Parc jusqu’au 9 septembre 2022.

Laurence Thériault


Chronique méGAPhone #6 - Discussion interactive sur le système carcéral

4 août 2022

Pour sa SIXIÈME chronique, méGAPhone vous présente l’artiste Sheena Hoszko, une artiste d’origine polonaise qui travaille actuellement à Montréal. Elle détient deux BFA, un MFA de l’Université Concordia et réalise actuellement un doctorat en Cultural Studies à l'Université Queen's à Kingston, Ontario.

Cette sculpteure anti-prison qui est à l’œuvre depuis 2006 s’inspire de l’art minimaliste et post-minimaliste. Ses œuvres mettent en valeur plusieurs enjeux sociaux, principalement le système carcéral au Canada. Effectivement, Hoszko expose souvent des œuvres qui représentent les prisons ou toutes autres problématiques afin d’attirer l’attention sur un sujet donné et amener le public à réfléchir à propos de celui-ci. En effet, les prisons sont souvent cachées des citoyens, puisqu’elles sont localisées dans des lieux isolés et que les œuvres de Sheena Hoszko permettent de les dévoiler ainsi que tout ce qui s’y cache. Par exemple, comment les prisonniers sont traités et l’impact des centres d’incarcérations sur la société. L’artiste utilise beaucoup son expérience personnelle afin de créer des sculptures plus marquantes. Elle va aussi utiliser beaucoup d’objets et de matériaux recyclés ou loués qui retournent dans le monde lorsque l’exposition est terminée.

Dans l’œuvre, exposée présentement à la Galerie d’art du Parc dans le cadre de la Biennale de Sculpture contemporaine, la sculpteure implique directement les visiteurs en leur faisant répondre à la question posée dans le titre de l’oeuvre ‘’ Il en coûte 125 466 $ par an pour garder une personne en prison. Quelles autres sortes d'établissements construiriez-vous à la place?’’. Leur réponse écrite sur des autocollants peut être ensuite collée sur le mur. Cette interaction de papiers qui se côtoient sur le mur permet d’amorcer une réflexion et de trouver éventuellement une solution pour le système carcéral actuel.

Nous vous invitons à venir visiter l’œuvre de Sheena Hozsko et les œuvres qui ont été présentées par méGAPhone, jusqu’au 9 septembre. Toute l’équipe a hâte de vous rencontrer!


Cloé Ricard

Détail de ‘’ Il en coûte 125 466 $ par an pour garder une personne en prison. Quelles autres sortes d'établissements construiriez-vous à la place? ‘’ Sheena Hozsko

Photo Cloé Ricard


Chronique méGAPhone #7 - Artiste coup de coeur de Julie-Pier

11 août 2022

Détail de l’œuvre ‘Ce que nous édifions’, Annie Charland Thibodeau

photo Laurence Thériault

Pour la septième chronique, méGAPhone je vous présente mon artiste coup de cœur de l’été, Annie Charland Thibodeau, l’une des 14 artistes que l’on retrouve à l’occasion de la BNSC 2022. Annie vit et travaille dans la ville de Québec. Elle détient un diplôme de la Maison des métiers de Québec en sculpture et une maîtrise en arts performatifs de la Iceland University of the Arts. Elle a notamment plusieurs expositions à son actif, dont une au Musée des beaux-arts de Sherbrooke (2018) et une autre au centre Bang à Chicoutimi (2016-2022). Annie est aussi connue pour son travail et sa démarche artistique singulière, dans divers pays, dont l’Irlande, l’Italie, l’Islande et la Slovénie.

Sa démarche consiste à créer des œuvres In Situ évoquant la notion du territoire. Elle s’intéresse énormément à la pierre, aux vestiges de monuments ainsi qu’aux objets et sa matérialité. Ses installations permettent de nous déplacer en leur milieu et font allusion à leur environnement, soit le paysage, l’architecture, la lumière ainsi que leur matière. Elle trouve ses pierres lors d’expéditions à travers des monuments abandonnés et leurs vestiges, elle utilise des matériaux bruts en les réutilisant et en les collectionnant, par exemple : le granit, le marbre et le calcaire. Ses pierres, malgré qu’elles reflètent des bâtiments très imposants, créent de grands espaces qui mets en lumière leur environnement. Annie les personnalise à travers des idées abstraites comme le temps et l’espace.

Découvrez son œuvre ‘’Ce que nous édifions’’, dans le cadre de la 10e éditions de la Biennale de sculpture contemporaine (Marche Démarche Manœuvre), à l’Atelier Silex, l’un des sept lieux du parcours, dont la GALERIE D’ART DU PARC où vous trouverez jusqu’au 9 septembre prochain cinq artistes de la BNSC 2022.

JULIE-PIER LUPIEN, complice de l’équipe de méGAPhone 2022


Chronique méGAPhone #8 - Artiste coup de cœur de Laurence

18 août 2022


Dans cette HUITIÈME chronique méGAPhone, je vous présente mon duo d’artistes coup de cœur de cette 10e Biennale nationale de sculpture contemporaine, EDITH BRUNETTE et FRANÇOIS LEMIEUX. Artiste, autrice et chercheuse, Edith Brunette s’intéresse aux discours qui forgent et défont les pouvoirs ainsi qu’à l’éventail des modes d’engagement politique – en particulier dans le monde de l’art. Présentée dans de multiples galeries et centres d’art au Canada, l’artiste mène en parallèle une recherche doctorale en études politiques à l’Université d’Ottawa, qui porte sur les conceptions de la liberté et l’engagement politique des artistes canadien.ne.s. Pour François Lemieux, sa démarche artistique allie pratique, édition et recherche sous la forme d’installations, de documents et de situations susceptibles d’alimenter une réflexion collective et antidisciplinaire sur les notions de valeur et de commun. Ses ateliers, ses films et ses œuvres ont été présentés à l’international. En 2022, François Lemieux est récipiendaire de la bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec pour le studio du Québec à la Künstlerhaus Bethanien de Berlin. Les deux artistes habitent à Montréal.

L’œuvre ‘’Aller à, faire avec, passer pareil’’ aborde la question de l’habiter, depuis l’attachement multiple, fragile et problématique du territoire. La question qui englobe l’installation est donc de savoir comment renouer avec le terrestre, avec les puissances qui sommeillent entre lui et nous, et avec ce territoire abîmé par les manières de vivre et de mourir instaurées par le colonialisme et le capitalisme?

Avec un petit groupe de collaboratrices et collaborateurs, le duo d’artistes amorce une enquête sur les conditions matérielles d’existence – que sont ces territoires où nous vivons et comment nous organisent-ils?

C’est à partir d’artefacts et d’objets organiques collectés, de film 16 mm et d’enregistrements sonores captés à Bécancour (centrale nucléaire en déclassement Gentilly II), Roxham (point d’entrée au Québec d’immigrant.e.s irrégulier.ère.s), Thetford Mines (ancien lieu d’extraction d’amiante) ou l’océan Atlantique (vu depuis un cargo de marchandise), de conversations avec des philosophes, des activistes et des travailleur.euse.s migrant.e.s, qu’Edith Brunette et François Lemieux ont mis en place en galerie une installation où l’industrie pétrolière croise l’herboristerie, où l’administration des frontières rencontre les mouvements anti-prison.

Aller à, faire avec, passer pareil a été produit grâce à l’appui financier du Programme de soutien à la production artistique Leonard & Bina Ellen et du Conseil des arts du Canada. Il est encore possible de découvrir l’œuvre jusqu’au 9 septembre 2022 à la Galerie d’art R3.

Laurence Thériault, animatrice

Détail de l’œuvre « Aller à, faire avec, passer pareil », œuvre installative, 2020-2021, Edith Brunette et François Lemieux


Chronique méGAPhone #9 - Coup de cœur de Cloé

25 août 2022


Pour cette dernière chronique, méGAPhone, je vous invite à découvrir mon artiste coup de cœur, Sarah Rothberg. Diplômée de l’Université de New York où elle enseigne présentement l’art médiatique interactif. Elle a beaucoup d’expositions à son actif dont, récemment, un partenariat avec Apple où elle a cocréé ‘’Apple’s [AR]T Lab’’, une expérience de réalité augmentée artistique disponible dans des magasins Apple un peu partout dans le monde. Un élément important de sa démarche artistique est l’utilisation de différentes technologies, notamment la réalité augmentée et la réalité virtuelle. Elle utilise ces technologies afin d’en apprendre plus à propos d’elle-même tout en partageant ce qu’elle recherche, observe ou ressent lors de la création d’une œuvre.

Détail de ‘’Water Without Wet (WWW) ’’, Sarah Rothberg,

photo Laurence Thériault

L’œuvre exposée à l’Espace Pauline-Julien est ‘’ Water Without Wet (WWW) ’’, une installation colorée comportant un aspect interactif grâce à l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle (RV). L’installation est séparée en deux parties, la personne qui utilise le casque RV et le public qui regarde les interactions sur les écrans. Il y a dix scènes totales que la personne qui porte le casque peut expérimenter. Au total, la personne expérimentant l’œuvre en réalité virtuelle peut découvrir jusqu’à 10 mises en scène. Dans chaque séquence, le spectateur est invité à agir dans des environnements virtuels où l’eau est l’élément clé de ses actions, par exemple tirer une chasse d’eau, arroser une plante, boire un verre d’eau, etc. Ces scènes sont affichées en temps réel sur les écrans afin que les autres visiteurs puissent avoir un point de vue externe à la personne qui porte le casque de RV. L’artiste encourage les visiteurs à déposer leurs articles électroniques qu’ils n’utilisent plus dans une des multiples piles d’objets disposées un peu partout dans l’installation afin de leur donner une deuxième vie.

Vous pouvez découvrir cette œuvre à l’Espace Pauline-Julien et toutes les autres œuvres présentées dans les centres d’exposition associés à la 10e Biennale nationale de sculpture contemporaine 2022, jusqu’au 9 septembre prochain.


Cloé Ricard


Chronique méGAPhone #10 - Mot de la fin

1 septembre 2022


Toutes l’équipe de la GALERIE D’ART DU PARC (GAP) est fière de vous avoir rencontré durant la saison estivale 2022. Nous avons pris grand plaisir à discuter et analyser ensembles les œuvres des 5 artistes présentées à la GAP, ainsi que des autres lieux d’expositions. Advenant le cas que vous n’ayez pas encore eu le temps de visiter la 10e BIENNALE NATIONALE DE SCULPTURE CONTEMPORAINE ‘’MARCHE-DÉMARCHE-MANŒUVRE’’ ou que vous désireriez la revoir, vous avez jusqu’au 9 septembre prochain pour le faire. MERCI de nous avoir suivies dans nos chroniques hebdomadaires et nous espérons vous revoir très bientôt lors des expositions de l’automne qui débuteront le 25 septembre prochain.

Laurence, Cloé et Julie-Pier

De gauche à droite, devant l’œuvre de Karen Tam : Laurence Thériault, Julie-Pier Lupien, Cloé Ricard,
photo de Christiane Simoneau

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