MéGAPhone / Chronique 2020

Avec Andrée Godin et Alison St-Germain


MéGAphone 1 / Présentation

TOHU-BOHU EN VUE : le MéGAPhone est prêt pour sa 3e édition

Avis aux amateurs de la troisième dimension : la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières est de retour pour une 9e édition ! Encore cette année, la Galerie d’art du Parc (GAP) est fière de recevoir les artistes de provenance québécoise, canadienne et internationale qui déploieront leurs œuvres autour du thème Croire, un mot évoquant l’espoir, l’engagement et le changement.

Suivant cette thématique de renouveau, Mégaphone fait peau neuve grâce aux nouvelles animatrices et chroniqueuses de la Galerie d’art du Parc, nous-même : Andrée Godin et Alison St-Germain.

Toutes deux étudiantes au Bac en arts visuel à l’UQTR, il nous fera plaisir de vous accompagner à travers l’exposition non seulement en personne à la galerie, mais également par nos chroniques hebdomadaires dans lesquelles nous explorerons plus profondément les œuvres exposées à la GAP. Pour les curieux, nous rédigerons également une chronique finale sur l’envers du décor de l’organisation de la biennale : son histoire, son équipe et l’impact qu’a eu la pandémie sur le montage et l’expérience de l’exposition.

D'ici-là, nous vous souhaitons une bonne 9e édition de la BNSC et nous vous invitons à lire nos chroniques ici, ainsi qu’à nous suivre sur les réseaux sociaux.

Au plaisir !



MéGAPhone 2 / Une expérience entre réalité et fiction !

Les chroniques du MéGAPhone de l’été 2020 exploreront tour à tour les œuvres de l’exposition de la 9e BNSC, en suivant l’ordre du parcours mis en place pour respecter les instructions gouvernementales vis-à-vis la distanciation sociale. Les premières flèches vous mèneront au travail immersif de l’artiste multidisciplinaire Moridja Kitttenge. Artiste canadien d’origine congolaise, Moridja nous invite à réfléchir sur les institutions politiques et économiques tout en visitant l’ambassade de l’Union des États; le décor fictif constituant l’œuvre installative qui occupe le rez-de-chaussée de la Galerie d’art du Parc. La première salle de l’exposition simule l’accueil de l’ambassade où il est possible d'observer le logo de l’Union des États, la version alternative du Canada proposée par l’artiste. Dans cette même pièce, on peut y voir une carte de la géographie de ce pays fictif : le territoire canadien divisé en trois républiques, dont la République fédérale de Trois-Rivières. En suivant les indications de cette carte, la GAP, ou plutôt l’ambassade, serait située dans la capitale de la république : Ikaville. Les différents noms des villes et capitales qui habitent le territoire de l’Union des États sont tous inspirés de nom d’origine africaine. L’artiste représente avec une certaine ironie une africanisation du territoire canadien, évoquant un colonialisme inversé qui vient réécrire les récits occidentaux, en proposant l’Afrique comme colonisateur plutôt que les grandes puissances européennes, comme l’Angleterre et la France.

L’utilisation du médium de l’installation permet une expérience immersive, c’est-à-dire que le visiteur peut se promener directement dans l’espace de l’oeuvre et ressentir l’atmosphère créée par l’environnement. Le participant devient également une partie intégrante de l'installation: son identité, sa position et sa perception des éléments autour de lui jouent sur la signification de l'œuvre. Dans le cas de l’Union des États, l’artiste vient inverser les rôles et force donc le visiteur à se mettre à la place de l’autre. Cette inversion est d’autant plus accentuée par le fait que l’œuvre est présentée dans un pays occidental dont la majorité du public tient ses origines des grandes puissances colonisatrices européennes. L’expérience et la perception de l’installation par le visiteur est en partie influencée par sa propre identité.


Venez vivre par vous-même cette expérience qui oscille entre réalité et fiction!


Par Andrée Godin et Alison St-Germain



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