Isabelle Dumais

Construire la légèreté

Isabelle Dumais, mes lieux à être, volet de gauche du diptyque, acrylique sur toile, 91 X 152 cm, 2007

L’espace. La couleur s’organise en plusieurs plans, en plusieurs couches. Une «large nappe de calme »[1] est créée. Je me tiens à la surface de cette peau. Pudeur des profondeurs. Tension. Étrange beauté. Ce beau qui « permet le détour de l’attention » pour que s’opère « l’allégement recherché »[2]. Puis, apparaissent des figures. Cette fois, moi enfant. Revivre ce qui fut. C’est alors que je « compte ce qu’il [me] reste d’air et d’eau »[3], et je recommence. Je répète et peins encore, pour qu’advienne la légèreté.

[1] Henri Michaux (1972) « Les mains coupées » in La vie dans les plis, Paris : Gallimard, p.82
[2] Sarah Kofman (1970), L’enfance de l’art, Paris : Petite bibliothèque Payot, p.153
[3] Monique Juteau, www.femmesaloeuvre.qc.ca.

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